DOMY

PASCA

L'INTER-

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 Interview du 25 mars 2020 

Bonjour Dominique, peux-tu nous dire depuis combien de temps tu pratiques la danse classique ?

Depuis mes 5 ans et sérieusement depuis mes 8 ans lorsque je suis entrée au Conservatoire de Saint-Germain-en-Laye dans la classe de Jacqueline Cochet.

Comment es-tu venue à cette discipline ? Qu’aimes-tu dans cette danse ?

Petite, avec maman, nous passions souvent à pieds devant un studio de danse. J’étais fascinée par ce que je voyais au travers des baies vitrées. Je demandais sans cesse à ma mère de m’y inscrire mais j’étais encore trop petite. A mes 4 ans 1/2, la professeur a accepté de me prendre dans ses cours.

Dans la danse classique, j’aime la musique, la rigueur, la discipline, les tutus, les paillettes, le côté féérique...

As-tu pratiqué d’autres styles de danse ou autres arts ou sports ? Si oui, les pratiques-tu toujours ?

J’ai découvert la danse de caractère en stage à l'âge de 16 ans et cela a été une véritable révélation pour moi. J'ai également pratiqué la danse contemporaine et le jazz car l'apprentissage de ces danses faisaient partie de mon cursus pour obtenir le diplôme d'enseignant. Plus tard, je me suis mise à la danse baroque et aux danses anciennes.

Depuis mes 16 ans, je n’ai jamais arrêté la danse de caractère. J’ai croisé la route d’une danseuse très charismatique : Olga Stens. Elle avait un profil et un regard d’aigle très acérés, elle voyait à travers nous.

J’ai aussi pratiqué la gymnastique d’agrès pendant 4 ans : il n’y avait que le sol qui m'intéressait; les barres asymétriques et le cheval d’arçon ne me plaisaient pas vraiment; et la poutre pouvait juste convenir; ce n’était pas mon univers, aucune poésie pour moi.

J’ai également fait un peu de cirque : j’ai beaucoup aimé le fil, marcher dessus était aérien.

Enfin, le patin à glace avec l’Éducation Nationale à Mantes: j'ai suivi une formation pour l’enseigner ensuite aux enfants. Cela me plaisait beaucoup. J'en ai d'ailleurs fait faire ensuite à mon fils, et je pratiquais avec lui.

Prends-tu toujours des cours de danse classique ?

Plus ou moins. Je fais des stages de temps à autre, mais il existe très peu de cours pour les professeurs en Ile de France. Par contre, je continue à m’entrainer 3 fois par semaine pour ma souplesse et la tonicité de mon corps en danse de caractère et en stretching. Je pratique les danses anciennes jusqu’à 3 fois par semaine avec ma compagnie "Les Danceries du Temps Jadis". Nous avons un répertoire qui s’étend du XIVe au XVIe siècles, qui demande beaucoup de mémoire et de style « de cour ». Nous nous produisons sur des scènes diverses.

As-tu toujours voulu devenir professeur de danse ? Qu’est-ce qui t’a motivé dans cette voie ?

Jeune, mon souhait était de devenir danseuse professionnelle, ce qui a été le cas quelques années. La vie a fait que j’ai dû changer d’orientation et devenir institutrice.

Comme je n'ai jamais cessé de prendre des cours de danse, j’ai eu la possibilité d’assister une de mes professeures de danse pendant ses cours. J’ai également organisé des cours d’expression corporelle dans les écoles publiques où je travaillais et donné une formation en danse aux enseignants.

Quelle formation as-tu suivie pour devenir professeur de danse ?

C’est parce que j’ai commencé à enseigner aux enfants que j’ai ressenti le besoin de me former pour devenir professeur de danse. A cette époque, seule la Sorbonne proposait un diplôme universitaire pour l’enseignement de la danse. C’est cette formation que j’ai suivie. J’y ai beaucoup appris en anatomie, physiologie appliquée à la danse, histoire, solfège corporel, écriture du mouvement, scénographie, et bien sûr, cours de danse classique, contemporaine, caractère, et baroque. C’était passionnant.

Y a-t-il des événements ou des personnes qui t’ont marqué pendant ton parcours ?

Oui. Je pense à 3 remarquables danseuses : Olga, Claire et Bruna.

  • Olga Stens, j’en ai déjà parlé.

  • Claire Féranne-Van Dyk, une amie danseuse étoile. Actuellement, elle dirige les classes de danse du Conservatoire de Rambouillet. Nous avons exactement le même âge, et c’est elle qui m’a poussée à mettre en place l’Ensemble des Danceries du Temps Jadis (elle en est d'ailleurs la « marraine ») au moment où il fallait accepter que la danse classique ne soit plus mon quotidien (passé la cinquantaine, la virtuosité devient de plus en plus inaccessible). Elle m’a confié mon dernier rôle dans "la fille mal gardée", un rôle dont je rêvais depuis longtemps, la "mère Simone" avec une superbe danse aux sabots.

  • Bruna Gondoni, danseuse, chorégraphe et professeur spécialisée dans les danses de la Renaissance italienne. C’est en allant en stage d’été à l’Académie de Sablé que je l’ai croisée. Je venais pour la danse baroque, j'ai été de suite impressionnée par sa façon de transmettre les danses de la Renaissance italienne, que peu de gens connaissent, une femme exceptionnelle  d’un grand charisme.

A quoi ressemble ton quotidien ?

A celui de tout le monde, j’imagine : je navigue entre mes tâches domestiques obligatoires, mes activités chorégraphiques et d’enseignement de la danse, mes relations familiales, sociales...

Quels sont les avantages et les inconvénients de ton métier ?

Que du bonheur ! Ce pourquoi je suis sûre d’être utile.

 

D’après toi, quelles sont les compétences professionnelles et qualités personnelles nécessaires pour devenir professeur de danse ?

Il faut un très bon niveau personnel comme danseur-se, certes, mais pas seulement : reconnaître parfaitement les limites physiques de l’élève, et avoir de la psychologie dans la gestion des caractères de chaque élève. Pour qu’un élève progresse, il faut mettre en avant ses dons physiques bien sûr, mais appuyer au bon moment pour qu’il transforme une capacité naturelle en compétence sûre. Ce n’est pas facile. Il faut de la patience et donner beaucoup de soi. Il faut savoir écouter aussi.

Aurais-tu des conseils à donner à des enfants qui seraient attirés par ce métier ?

C’est un métier exigeant et qui demande un travail acharné pour avoir de bons résultats. Il faut s’entraîner tous les jours. Je pense que tout le monde ne peut pas le faire.

Par contre, prendre des cours 2 à 3 fois par semaine, c’est bon pour le moral et pour avoir une jolie silhouette, et cela permet de temps en temps de tenir un rôle sur scène. C'est toujours agréable.

Enfant, comment étais-tu ?

Plutôt timide et bonne élève.

Un petit bonheur de quand tu étais petite ?

Cueillir des cerises dans le jardin de mon père.

 

Un petit bonheur d’aujourd’hui ?

Me mettre à la fenêtre le matin et regarder le cerisier du Japon dont les fleurs vont éclore bientôt.

Tu aimes :

Marcher en montagne et faire du vélo le long de l’océan.

Tu n’aimes pas :

Rester enfermée.

Pour terminer, que peut-on te souhaiter ?

De voir mes élèves progresser encore de nombreuses années.

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Dominique Pasca

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